Ski de fond | Lucas Chanavat : « Le sprint des Jeux, mon grand objectif »

Rédigé le 11/10/2021
Florian Burgaud

Le Bornandin Lucas Chanavat, meurtri par son échec olympique en 2018, attend avec impatience les Jeux de Pékin 2022 et son sprint skating.

Lucas Chanavat, les yeux braqués sur les Jeux olympiques de Pékin 2022

En 2018, sur les pistes du centre de ski nordique d’Alpensia, en Corée du Sud, Lucas Chanavat avait vécu un cauchemar. Arrivé aux Jeux olympiques auréolé de trois podiums en coupe du monde, le Bornandin n’était pas parvenu à se qualifier pour les finales du sprint classique avant de voir Maurice Manificat être sélectionné avec Richard Jouve pour le team sprint, finalement bronzé.

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Lucas Chanavat (FRA) – Thibaut/NordicFocus

« Ce qui avait été le plus dur, c’était le team sprint, se rappelait-il pour Nordic Magazine la semaine passée lors de la présentation des équipes de France olympiques à Romilly-sur-Seine (Aube). J’avais mis un moment à récupérer de cela. »

Début de fracture de fatigue au tibia : l’alerte estivale sur la route de la Chine

Si le sprinteur haut-savoyard est parvenu à traverser cette passe compliquée, c’est aussi grâce à son coach Cyril Burdet, véritable mentor pour tout ce groupe dont fait partie Lucas Chanavat depuis de nombreuses années. « On a fait un excellent travail pour tout évacuer et repartir sur de bonnes bases », confirme l’homme aux neuf podiums en coupe du monde.

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Lucas Chanavat (FRA) – Leo Authamayou/NordicFocus

Cet été, pourtant, son rêve olympique, mûri depuis son échec sud-coréen, aurait pu s’envoler. C’est que Lucas Chanavat a été victime d’une fracture de fatigue au tibia : « Avec le docteur de la Fédération, on l’a repéré très vite et cela a limité les effets de la blessure, rassure-t-il. Au lieu d’un mois d’arrêt complet, j’en ai eu pour seulement deux semaines. »

Moins de volume cet été pour durer l’hiver prochain

Si bien que le Bornandin a pu reprendre avec le groupe à la fin du mois de septembre à Font-Romeu (Pyrénées-Orientales). Globalement, Lucas Chanavat explique avoir, cet été, « un peu diminué le volume d’entraînement » pour pouvoir être en forme sur l’ensemble de l’hiver, à la différence des précédents exercices terminés sur les rotules.

Et ainsi pouvoir se battre face à Alexander Bolshunov et Johannes Hoesflot Klæbo sur le sprint skating des Jeux olympiques de Pékin 2022 en février prochain. « Ce sprint, c’est mon gros objectif, annonce-t-il. Je suis excité et content de continuer le boulot pour y arriver. »

Avant cela, comme tout le monde, Lucas Chanavat devra passer par la case qualification pour les premières courses de l’hiver. « Et pour prendre les repères », glisse-t-il, malicieux et le regard d’ores et déjà braqué vers Zhangjiakou.


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