Vu de Norge #255 : Marte Olsbu Røiseland blessée

Vu de Norge #255 : Marte Olsbu Røiseland blessée

Rédigé le 05/11/2019
Nordic Magazine

CHRONIQUE – Avec Vu de Norge et nulle part ailleurs, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

  • Olsbu Røiseland blessée

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Marte Olsbu Roeiseland (NOR) –  Tumashov/NordicFocus.

Tout au long de l’été, Marte Olsbu Røiseland a dû s’entraîner seule, sans le reste de l’équipe nationale. Et pour cause : elle a d’abord été fatiguée puis malade en Allemagne.

Désormais, elle souffre d’une blessure à la hanche qui la force à entièrement adapter son travail. Si elle a fait le déplacement en France en août avec ses coéquipières, elle a remarqué que cela n’avait fait qu’aggraver la blessure. Elle a donc décidé de ne pas se rendre au camp d’entraînement en Italie, à Anterselva, lieu des prochains championnats du monde.

Révélée par IRM, cette blessure n’a encore pas d’origine certaine. Elle pourrait autant être génétique que causée par le biathlon. « Je vais devoir faire attention pendant les quelques années à venir, confie la Norvégienne au micro de la NRK.

Bien évidemment, ça n’a pas été évident de se préparer ainsi pour l’hiver mais j’ai de la chance, l’équipe m’a beaucoup aidée à gérer tout ça. » Marte Olsbu Røiseland affirme donc qu’elle sera prête dès l’ouverture de la saison à Sjusjøen.

Son séjour à Torsby en Suède l’y prépare comme il se doit à base de séances de ski-roues, de vélo et de ski sur neige. « C’est sûr que la situation n’est pas optimale, surtout pour toutes les compétitions à venir en altitude, mais elle tire bien en ce moment et c’est un réel atout », commente Ola Lunde, expert biathlon à la NRK.

De son côté, la jeune biathlète compte bien tirer tout ce qu’elle peut de son entraînement. « Des portes se sont fermées mais je suis douée pour en trouver d’autres, assure-t-elle. J’ai appris à ne plus voir les limites mais à m’intéresser à la situation dans son ensemble pour trouver des solutions, si ce n’est en tirer le meilleur parti. »


  • Nouveau format pour Johaug

Durant le Ski Tour scandinave, en février 2020, les fondeurs du circuit mondial devront affronter un nouveau format de sprint. A Åre, le parcours se déroulera tout près des pistes de ski alpin et se terminera par une montée, sur 300 m, sur ces mêmes pistes. Une fin de course inhabituelle qui pourrait remettre en question l’ordre du classement mondial en sprint et favoriser d’autres coureurs que ceux habitués aux podiums ou aux finales.

« Cette piste aurait pu être parfaite pour moi dans les années 2003-2005, plaisante Marit Bjørgen, ambassadrice du Ski Tour. Ce sera vraiment différent des autres sprints de coupe du monde mais je crois que les meilleurs sprinteurs seront quand même devant.

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Therese Johaug (NOR) –  Modica/NordicFocus.

Mais peut-être que d’autres fondeurs, moins habitués au format sprint, pourront aussi jouer devant et c’est très intéressant. » Et pourquoi pas Therese Johaug ? La jeune retraitée pense en effet que son amie pourrait mieux réussir sur un sprint du type de celui d’Åre que sur d’autres.

Mais elle ne sera pas la seule à espérer prouver ses capacités d’endurance sur cette montée finale. « C’est une course qui s’annonce excitante, déclare Hans Christer Holund. J’ai bon espoir de bien mieux me classer que dans un sprint normal mais peut-être que la distance sera encore un peu trop courte pour moi… »

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Finn Haagen Krogh (NOR) – Modica/NordicFocus.

Pour Finn Hågen Krogh et Emil Iversen, ce sprint semble taillé sur mesure pour ses athlètes à la fois explosifs et endurants. « Ça peut aussi être très bon pour les spectateurs, mettre une bonne ambiance, cette montée finale », conclut Krogh.


  • Klæbo veut plus de city events

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Johannes Hoesflot Klaebo (NOR) –  Modica/NordicFocus.

Interrogé par la chaîne TV2 quant à l’avenir du ski de fond, Johannes Høsflot Klæbo a une solution toute trouvée : les city events. « Pour moi, les pistes les plus cools de l’hiver sont celles de Dresden et Drammen où beaucoup de spectateurs peuvent se déplacer, en pleine ville, assure le Norvégien. La piste est étroite, il y a beaucoup d’action, de duels. On est plus nerveux alors ça peut nous sembler moins drôle mais je crois que c’est ce qui plaît le plus aux spectateurs. »

Pour le fondeur, il faudrait raccourcir les pistes et suivre l’exemple de ces sprints allemand et norvégien à l’avenir. Pourquoi pas, d’ailleurs, faire un relais 4 x 1 kilomètre ? « On ne saurait pas qui gagne avant la ligne d’arrivée, ça peut être très excitant », affirme Klæbo.



D’après le détenteur du dernier globe de cristal, ces formats amèneraient plus d’intérêt pour le ski de fond. « Si plus d’athlètes peuvent prétendre à la victoire, l’intérêt pour la discipline sera plus fort, explique-t-il. Et il y a vraiment de nombreux fondeurs qui sont très rapides sur le 100mètres sprint. Ça générerait un intérêt pour les spectateurs mais aussi pour les jeunes athlètes de pays qui n’ont pas une grande culture du ski ou l’opportunité de s’entraîner comme nous le faisons en Norvège. »

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Johannes Hoesflot Klaebo (NOR) – Modica/NordicFocus

Une vision bien différente de celle de la plupart de ses coéquipiers, avocats pour la préservation du ski de fond en format classique et longue distance.

Si Klæbo affirme ne pas vouloir voir ces courses disparaître, il est pourtant persuadé qu’il faut renouveler la discipline avec des formats plus propices au spectacle. « Il nous livre une réflexion stimulante qu’il faudra prendre en compte », conclut Åge Skinstad, membre du comité de ski de fond à la FIS.


  • 15 kilos de plus pour Stjernen

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Andreas Stjernen (NOR) –  Rauschendorfer/NordicFocus.

Andreas Stjernen est désormais à la retraite. Et pour lui, ça se voit ! Le sauteur à ski a en effet pris 15 kilos depuis l’arrêt de sa carrière en mars, passant de 70 à 85 kilos. Pas de quoi être en surpoids pour autant. « Mais bon, il faut que ça s’arrête maintenant », plaisante le Norvégien dans les colonnes de Dagbladet. Stjernen est désormais étudiant en économie, gestion et marketing tout en gardant un pied dans le sport en tant qu’entraîneur dans sa ville natale de Trondheim.

Un changement de vie doux du côté professionnel mais assez radical en ce qui concerne l’hygiène de vie. « C’était assez amusant et étrange de pouvoir manger tout ce que je voulais, plein de cochonneries, sans me soucier de ma carrière sportive, explique l’ancien sauteur. Mais je viens de remarquer que je devais peut-être recommencer à prendre soin de mon corps. Je veux redevenir un peu plus svelte, je suis plus habitué à ça qu’à mon corps actuel. »

Le Norvégien est pourtant réaliste : après l’arrêt de sa carrière et l’arrêt du sport, il était voué à reprendre du poids, comme tous les sauteurs qui sont tous très minces.

Mais, tout bien considéré, Stjernen ne reviendrait pas en arrière. « Ma vie est belle, je passe plus de temps avec ma femme et ma fille, j’aime ma nouvelle carrière, tout va bien, rassure le retraité. J’ai hâte de pouvoir skier en famille, sans pression. »


  • Bloqué à l’aéroport

La semaine dernière, Robert Johansson a remporté les championnats nationaux de saut à ski en Norvège devant Thomas Aasen Markeng et Daniel Andre Tande.

Grosse performance pour le second du jour à seulement 19 ans. Mais le Norvégien a bien failli ne pas rentrer chez lui après le camp d’entraînement de l’équipe de saut en Pologne, à Zakopane. Il n’aurait alors pas pu participer aux championnats.

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Thomas Aasen Markeng (NOR) –  Modica/NordicFocus.

Arrivé à l’aéroport de Cracovie, le sauteur s’est vu refuser l’enregistrement. En effet, le jeune Norvégien avait oublié son passeport, seule pièce d’identité valide pour les Norvégiens à l’étranger !

« J’ai essayé de montrer une copie digitale que la police norvégienne m’a envoyé en urgence mais rien à faire, explique Markeng. Alors j’ai dû négocier avec mon permis de conduire en expliquant que c’était bien mon identité et que c’était bien moi qui étais enregistré sur le vol. « Ça a fini par marcher mais une chose est sûre : plus jamais je ne voyage sans passeport. »

Plus de peur que de mal, même si Thomas Aasen Markeng a craint un moment de ne jamais pouvoir rentrer, il a finalement pu revenir en Norvège et inscrire deux beaux sauts en compétition, lui valant un podium.

Photo : Nordic Focus